Côté coulisses : les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans

Un événement mondial. 

Nous sommes le 8 mai 1429. Alors que les Anglais tiennent la moitié nord du royaume de France, le roi Charles VII garde le sud qui lui est resté fidèle. La Loire fait office de frontière entre les deux.  
Le royaume va forcément basculer. Mais de quel côté ? 
De rares ponts subsistent :  Orléans avec ses 20 000 habitants est de ceux-là.
Les Anglais veulent donc conquérir la ville et en tiennent le siège. C’est alors qu’intervient Jeanne d’Arc. Elle vient convaincre le roi, à Chinon, de lever une armée, et réussit à repousser les Anglais et à libérer la ville d’Orléans. Le miracle s’est produit. Une jeune fille à peine expérimentée vient d’inverser le cours de la guerre et de l’Histoire.

Deux ans plus tard, est organisée la première fête “johannique” pour célébrer la délivrance de la ville. Ces fêtes n’ont cessé d’être célébrées depuis et elles ont été inscrites en 2018 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France de l’UNESCO. 

Le deuxième plus grand défilé militaire de France

Ponctuées de concerts, d’animations médiévales et de spectacles pyrotechniques, ces festivités annuelles culminent avec un long cortège commémoratif qui réunit militaires, représentants de l’Eglise, de l’Etat, élus locaux, clubs sportifs et associations derrière une jeune fille à cheval personnifiant Jeanne d’Arc. La jeune fille choisie pour incarner Jeanne gardera chez elle l’épée symbolique pendant un an.

Le défilé militaire associé à ces fêtes est d’ailleurs le deuxième plus grand défilé militaire en France après le 14 juillet (500 militaires, 40 véhicules, avions,…).

    Un important travail de scénographie  

    Le dispositif mis en œuvre par la ville pour ces fêtes est impressionnant. Les manifestations ont lieu en plusieurs endroits et certains événements pendant les quelques jours que durent les fêtes attirent des foules importantes.
    Il y a les défilés, les marchés et les manifestations officielles bien sûr (avec en 2019 un focus tout particulier sur les jumelages d’Orléans avec 14 villes dans le monde -Trévise, ….-), mais aussi la cérémonie de remise de l’étendard suivie par le son et lumière majestueux sur le parvis de la cathédrale Sainte-Croix qui fait partie des tous premiers spectacles de ce type au monde.
    Et il y a aussi le Set Electro.

    Plusieurs disc jockey (DJ) y mixent le soir du 7 mai, veille du traditionnel défilé organisé dans le cadre des fêtes johanniques, dans la continuité du son et lumière projeté sur la cathédrale Sainte-Croix. Il débute vers 23h00 et dure environ 2h30, sans interruption.

    LTE-SAT assistant à la maîtrise d’ouvrage pour cette scénographie

    Depuis des années, les équipes de l’entreprise AVES-ingénierie, qui appartient à LTE-SAT, assurent l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour cette scénographie.  En 2019, la ville d’Orléans a de nouveau fait confiance à notre entreprise pour l’accompagner lors de cet événement. 

    LTE-SAT est donc évidemment mobilisée très en amont, lors de la préparation, dès le choix des prestataires et la rédaction des cahiers des charges pour le son , l’éclairage, la distribution électrique, les structures scéniques, etc. 

    Un  sous-traitant spécialisé dans les techniques liées à la scénographie (société Iso Sonique), en la personne de Guillaume Lecreux,  assiste la mairie d’Orléans pour les différents phasages lié aux déploiement des infrastructures sur les différents sites concernés par l’événement .

      Le pic d’activité avait lieu les 7 et 8 mai pour le son et lumière et le set électro ainsi que les manifestations qui enchaînent au matin.  

      “C’est un gros travail de coordination, explique Michel Benoit, directeur général de LTE-SAT. Il faut à la fois être présent pour l’installation des équipements, veiller au respect des procédures de sécurité, notamment pour l’installation des relais sonores présents tous les 10-15 mètres dans la ville (respect des CCTP et des normes de sécurité lors de la mise en place…) . Et assurer un contrôle de conformité pendant les événements, notamment en matière acoustique (respect de la règlementation et des normes, qualité du son, audibilité, etc.). Enfin, nous rendons à chaque fois un rapport mettant en avant des propositions d’améliorations pour les éditions ultérieures.” 

      Ah ! Si seulement de tels rapports d’amélioration avaient été remis dès 1431 ! Nous aurions une superbe documentation pour les archéologues de la fête.  

        Guillaume Lecreux (LTE-SAT) et Émilie Musset (Mairie d’Orléans) pendant le défilé du 8 mai, ci-dessus.

        Ci-dessous le set-electro du 7, avant.

        Ci-dessous le set-electro du 7, pendant.